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EXTRAITS
Dans les débats entourant les seuils d’immigration, la capacité d’accueil et d’intégration, une institution centrale demeure largement absente : l’école. Or, si l’on souhaite réellement assurer l’intégration des nouveaux arrivants à la culture québécoise, encore faut-il qu’existe un lieu commun où cette intégration puisse se vivre au quotidien.
Soyons cohérents : tant que nous maintiendrons un système scolaire fragmenté, structuré autour de la concurrence et de la sélection, nous affaiblirons à la fois notre cohésion sociale, notre capacité d’intégration et toute possibilité réelle de convergence culturelle.
Si l’école est aussi fondamentale, c’est parce qu’elle constitue le principal lieu de socialisation. On y transmet des connaissances, mais aussi une langue, des références communes, des normes et des valeurs partagées.
"Depuis plus d’une décennie, le sénateur tente de réaliser un projet immobilier dans une forêt mature adossée au parc national de la SEPAQ. Ainsi, le Tribunal conclut que le propriétaire a droit à une indemnisation. La Ville désire protéger cet espace vert fragile et d’une exceptionnelle beauté. Le juge estime que même s’il demeure propriétaire, le sénateur Massicotte se trouve privé d’un profit virtuel qu’il pourrait en tirer. La Cour lui reconnaît pour ainsi dire un droit à la spéculation qui requiert une indemnisation. Si cette décision est maintenue, elle aura des effets dévastateurs pour les municipalités comme la mienne qui ont compris l’importance et la valeur de la protection de nos milieux naturels.
Québec a donné aux villes des pouvoirs pour assurer la protection et l’aménagement durable de son territoire. Mais qu’est-ce que peut bien signifier un pouvoir si l’utilisation légitime de ce dernier nous expose à devoir généreusement indemniser des gens qui vivent de la spéculation immobilière sur le dos de l’environnement ?
Au cours des 50 dernières années, Hydro-Québec a été un puissant allié de notre développement social et économique. Notre société d’État a aussi permis un développement économique moins dépendant aux énergies fossiles que les autres nations. Il est donc logique de penser que cet actif collectif est certainement un des meilleurs leviers pour rapidement et drastiquement diminuer notre empreinte carbone. Or, les nouvelles des dernières semaines concernant Énergir, le partenaire gazier d’Hydro-Québec, et une confusion assez répandue dans le monde municipal, semblent indiquer le contraire.
Quelques municipalités, dont Montréal, Prévost et la Ville de Laval, ont annoncé dans les derniers mois leur intention d’interdire le gaz dans les nouvelles habitations. Or, notre société d’État ne voit pas d’un bon œil de telles annonces.